Dans un article publié en 1977 (1), Suzanne Citron
s’intéresse aux réflexes corporatistes qui caractérisent la Société des
professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement secondaire (SPHG,
fondée en 1910, devient en 1975 Association des professeurs d’histoire et de
géographie, APHG), une tendance forte qui conduit à des compromissions
politiques (non remise en cause du colonialisme, par exemple) et à un blocage
pédagogique, une résistance aux changements initiés ou souhaités notamment par
Jean Zay ou, à la Libération, par Langevin-Wallon.
Presqu’un demi-siècle plus tard, cette analyse de Suzanne
Citron trouve sans difficulté son prolongement dans la constatation d’une
persistante inhibition autour du fétichisme des programmes scolaires ou de la
formation des enseignants.