Un brin d’anachronisme dans cette note de blog ? Sans doute mais pas tant que ça. Après tout, même à deux siècles et demi de distance, l’enfance de Mozart garde encore une dimension de mystère à laquelle l’inépuisable (et inutile ?) controverse entre l’inné et l’acquis n’est pas près de mettre fin. Comment devient-on Mozart ? L’auteur de ces lignes n’ayant ni les compétences ni la prétention pour répondre à la question, laisse ici la parole à Marianne Mozart, la grande sœur – la Nannerl des chroniques – ainsi qu’à Andreas Schachtner, trompette à la cour de Salzbourg et ami de la famille. Avec surtout, en filigrane, la présence du père, Léopold, musicien reconnu, le seul maître du petit Wolfgang pendant ses années d’apprentissage, Léopold, que d’aucuns, aujourd’hui, auraient tôt fait de considérer comme un irresponsable « pédagogiste »…