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vendredi 8 mai 2026

Samuel Paty au Panthéon ? Une pétition plus qu'ambiguë

 

Un hommage à Samuel Paty ou aux caricatures de Mahomet ? La pétition à la tonalité apologétique réclamant l’entrée de S. Paty au Panthéon n’échappe pas à la question. Depuis l’assassinat de l’enseignant, un récit canonique tient lieu de prêt-à-penser aux motivations équivoques. Se réclamer inconsidérément de l’héritage des Lumières n’éclaire pas le débat.

vendredi 17 octobre 2025

Entre Ubu et Kafka : l'hommage de l'Education nationale à S. Paty et à D. Bernard

 

12 millions d’élèves au garde-à-vous, immobiles, la tête baissée, 12 millions d’élèves en silence pendant une minute sous étroite surveillance : mise en scène improbable d'une émotion factice, de commande, mais qui fait sens pour un pouvoir politique auquel l’École n'a rien à refuser.

samedi 5 avril 2025

L’éducation morale et civique malgré Le Pen et Sarkozy ?

 

L’affaire Le Pen illustre une nouvelle fois la contradiction flagrante entre l’éducation morale et civique officielle des programmes scolaires et le cynisme avec lequel les politiques s’affranchissent des principes civiques et moraux quand ça les arrange.

jeudi 3 avril 2025

Service de défense et de sécurité académique : cherchez l’ennemi !

 

Le « service de défense et de sécurité académique » : cette dernière initiative, après d’autres, aggrave une orientation manifeste de l’Éducation nationale vers une criminalisation des élèves.

vendredi 7 mars 2025

Entre Bétharram et Al Kindi, la république fait son tri

 La complaisance manifestée par l’Éducation nationale et les pouvoirs publics pour Bétharram tranche singulièrement avec la brutalité de rigueur pour les établissements musulmans, faisant voler en éclat les leçons de morale sur les « valeurs de la république » à l’école.

jeudi 30 janvier 2025

De Charlie à la révolution conservatrice de Blanquer

 

En janvier 2015, l’attentat contre Charlie avait trouvé son coupable : l’école, où, selon la malheureuse formule du Premier ministre de l’époque, « on a laissé passer trop de choses… ». Avec l’injonction à être Charlie, l’école tombait dans un piège d'où, dix ans plus tard, elle ne s’est pas relevée. De Charlie à la révolution conservatrice de Blanquer, il n'y avait que deux ans...

mercredi 29 janvier 2025

Janvier 2015 - janvier 2025 : l'école, victime expiatoire de Charlie

 

En janvier 2015, l’attentat contre Charlie avait trouvé son coupable : l’école, où, selon la malheureuse formule du Premier ministre de l’époque, « on a laissé passer trop de choses… ». Avec l’injonction à être Charlie, l’école tombait dans un piège d'où, dix ans plus tard, elle ne s’est pas relevée.

vendredi 15 novembre 2024

Recyclée par sa sœur, la mémoire de Samuel Paty dans de mauvaises mains.

 

Les assassins présumés de Samuel Paty dans le box d’une cour d’assises ? La sœur de l’enseignant, elle, aurait la fâcheuse tendance de voir des « lâches », des « traitres », des « collabos » un peu partout.

jeudi 17 octobre 2024

L'hommage de Tartuffe à Samuel Paty et Dominique Bernard

 

12 millions d’élèves au garde-à-vous, immobiles, la tête baissée, 12 millions d’élèves en silence pendant une minute sous étroite surveillance, 12 millions d’élèves sommés de rendre hommage à deux enseignants qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de côtoyer : tout est possible avec l’Education nationale, même la mise en scène la plus improbable d’une émotion factice, de commande, mais qui fait sens pour un pouvoir politique auquel l’administration n’a rien à refuser.

samedi 28 septembre 2024

Histoire et civisme selon Pécresse et Nasrou pour les lycées d'Ile-de-France

 

Un partenariat officiel entre Charlie Hebdo et les lycées d’Ile-de-France : une initiative de Pécresse qui en dit plus sur Pécresse et sur Charlie Hebdo que sur l’antisémitisme supposé des élèves.

dimanche 1 septembre 2024

Treize millions d’élèves et une ministre démissionnaire toujours en poste...

 

Lunaire, surréaliste, ubuesque. Les mots manquent pour désigner la conférence de presse de la ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, indéboulonnable comme ses collègues en dépit de la cinglante défaite électorale subie par son parti il y a presque huit semaines.

jeudi 27 juin 2024

Extrême-droite : l'école comme enfermement

 

C'était attendu : avec un programme économique, social et environnemental inexistant, l’extrême-droite ne trouve vraiment à s’exprimer que sur ses fondamentaux, l’identitaire et le sécuritaire, deux domaines qui trouvent avec l’école leur terrain d’élection.

mardi 11 juin 2024

Chudeau, ministre de l'Education nationale ? L'école au pied du mur.

 

« Jean-Michel Blanquer reprend à son compte nos idées sur l'école. Je ne peux que m'en féliciter. C'est une victoire idéologique pour nous, et une défaite des pédagogistes, qui ont fait tant de mal au pays ! »  En décembre 2017, ce satisfecit adressé à Blanquer par Marine Le Pen soulignait la convergence entre les conceptions (contre-)éducatives et la politique gouvernementale, que l’Éducation nationale était chargée de suivre. Depuis 7 ans maintenant, il ne fait plus guère de doute – même s’il a fallu à certains du temps pour s’en convaincre – que l’école est devenue le terrain d’expérimentation de l’extrême-droite. Une tendance s’accentuant de façon de plus en plus brutalement au fil des déclarations et des annonces d’Attal, d’abord comme ministre en titre, puis  comme chef de gouvernement.

lundi 10 juin 2024

Le venin dans les têtes, le venin dans l'école

 

Le RN premier parti de France : ce n’est plus un cauchemar, c’est une réalité. Refuser de poser la question de savoir comment le cauchemar est devenu réalité n’est sans doute pas le meilleur moyen d’y mettre fin.

Alors qu’en 2002, l’accession de Le Pen père au second tour avait suscité une émotion considérable – des manifestations de masse suivies par un vote tout autant massif de rejet – il n’en est plus de même 22 ans plus tard, avec la banalisation de la rhétorique d’extrême-droite et son acceptation dans une large partie de l’opinion publique. Une banalisation que n’expliquent, quoiqu’en disent de savants experts, ni l’impopularité de l’actuel président ni la situation économique et sociale d’un pays, qui, en dépit de ses défauts et de ses injustices, reste l’un des plus riches du monde. L’analyse facile selon laquelle le vote d’extrême-droite serait d’abord un vote de colère, de frustration, de la pauvreté (ce « sentiment d’abandon » cher aux chroniqueurs… ) n’est pas crédible : on peine à comprendre pourquoi les plus démunis – au nom desquels d’éminents spécialistes s’autorisent à parler – apporteraient leur suffrage à un projet politique déconnecté de toute analyse économique et sociale un peu sérieuse (le démontage des éoliennes chez Le Pen…) mais concentré sur l’expulsion des immigrés et la fermeture des frontières.

mercredi 8 mai 2024

Ecole et extrême-droite : une solution finale au problème musulman

La proposition de loi déposée par le RN visant « à exclure définitivement des établissements ordinaires (sic) les élèves convaincus de menées islamistes », est une étape de plus dans la surenchère populiste ciblant l'école, cette proposition d'extrême-droite s'inscrivant dans la logique de la politique gouvernementale.

lundi 22 avril 2024

Avec l’école en victime expiatoire, Attal recycle le pire de l’extrême-droite

 

D’Attal, on croyait avoir tout vu, tout entendu. Concernant l’école, ses annonces à l’emporte-pièces sur l’obéissance comme vertu cardinale, sur la tradition fantasmée en matière pédagogique, ses attaques virulentes contre les élèves musulmans, étaient reçues comme la participation d’un politicien sans scrupules à la chasse à l’électorat d’extrême-droite dans la perspective des prochaines présidentielles, sa seule véritable préoccupation. Au point de reprendre intégralement à son compte le programme éducatif du RN. Mais à Viry-Châtillon (18/04/2024), dans une logorrhée d’une violence ahurissante, indigne d’un chef de gouvernement responsable, Attal a franchi des limites qu’on croyait ne jamais atteindre.

jeudi 4 avril 2024

Financement public de l’école privée : les non-dits d’une question biaisée

 

Un rapport parlementaire sur l’école co-écrit par la droite et la gauche : le rapport d’information Vannier (LFI) – Weissberg (Renaissance) sur le financement public de l’enseignement privé sous contrat n’est pas sans ambigüité. En dépit de quelques divergences entre les auteurs, lorsque la droite et la gauche s’accordent sur l’école, c’est rarement l’école qui y gagne.

dimanche 24 mars 2024

La république contre l'école : surveiller et punir

 

« L’École s’est donné comme mission de former des citoyens libres et éclairés. Par sa vocation émancipatrice, elle est un rempart essentiel contre l’obscurantisme (…) Son projet repose sur la double ambition d’émancipation intellectuelle des élèves par le savoir et la culture, et de construction d’un projet démocratique fondé sur des communs compris, partagés et respectés par tous. » 

Telle que formulée dans les instructions officielles*, cet objectif attribué à l’école paraît a priori difficilement contestable et même parfaitement honorable. Ce qui l’est moins, c’est que ce projet trouve ses limites dans le cadre singulièrement restrictif imposé par l’Éducation nationale à la formation morale et civique des élèves, rattachée de façon arbitraire et autoritaire à un régime politique, à un ordre politique plus exactement, en contradiction avec l’idéal démocratique et émancipateur officiellement affiché.

mardi 12 mars 2024

Protéger les enseignants ? Mais d'abord les protéger du Sénat...

 

Dans un rapport qu’il vient de publier, le Sénat rend publique une liste de recommandations visant à assurer une « protection effective » des enseignants. A la vérité, si les enseignants doivent être protégés de quelque chose c’est d’abord du Sénat et du climat d’hystérie entretenu autour de l’école.

lundi 15 janvier 2024

Régénération, réarmement civique, autorité : Macron 2024 dans les pas de Hollande 2015.

 

Régénération, réarmement civique, autorité : une rhétorique martiale et guerrière, fortement sous-tendue de considérations identitaires, s’incruste autour de l’École, illustrée par des symboles criards comme l’uniforme et le SNU. « Le réarmement civique – écrit Thierry Ribault, chercheur en sciences sociales – est un sous-produit idéologique de la doctrine de la résilience nationale élaborée par les dirigeants macronistes. C’est une phase préparatoire à un réarmement militaire et à une mobilisation nationale de la jeunesse. » Élaborée par des dirigeants macronistes ? Sans doute mais pas seulement : à bien des égards, le moment actuel apparaît comme l’aboutissement d’une impulsion donnée par la majorité précédente (2012-2017) – dite de gauche – dans la foulée des attentats de 2015. Depuis l’absurde accusation lancée par Valls (janvier 2015) selon laquelle « à l’école, on a laissé passer trop de choses », cette dernière est la cible d’injonctions brutales qui gangrènent la mission civique de l’école dans une perspective dévoyée faisant de l’identité nationale la forme ultime et nécessaire du vivre ensemble.

Le venin dans les têtes, le venin dans l'école

  Le RN premier parti de France : ce n’est plus un cauchemar, c’est une réalité. Refuser de poser la question de savoir comment le cauchem...