Cinq années pleines et entières de Blanquer, cinq années
pleines et entières pour un ministre qui a saturé l’espace médiatique comme personne
avant lui… et comme sans doute aucun de ses collègues. Mais pour quel résultat ?
Dresser un bilan demandant une certaine mise à distance (dans le temps, surtout…),
je me garderai bien de faire celui de Blanquer, en en laissant plus prudemment
la charge aux historiens de l’éducation. Néanmoins, avec certitude,
ce qui restera de Blanquer c’est sa désinvolture – que sa non-gestion du Covid,
notamment, a fait éclater au grand jour – son incapacité à gérer une administration
et la confusion permanente entre le service public de l’éducation et le service
de sa personne : car si Blanquer a travaillé (ce qui n’est nullement
assuré), c’est d’abord à la promotion de sa propre carrière. Blanquer, c’est d’abord
cinq années d’imposture.