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jeudi 3 septembre 2026

Histoire à l’école (2/2) : « une histoire des triomphes du pouvoir »

 

En dépit d’une timide évolution, les programmes officiels d’histoire pour l’école primaire applicables à la rentrée 2026 semblent bloqués sur un modèle de récit écrit il y a plus d’un siècle par l’histoire officielle de la Troisième république pour son école. L’obsession des origines plutôt que les enjeux du monde d’aujourd’hui.

Histoire à l'école (1/2) : "les autres n'existent qu'en tant qu'ennemis"

 

Les nouveaux programmes d’histoire des cycles 2 et 3, applicables à la rentrée 2026, s’inscrivent dans une longue tradition scolaire très imprégnée de roman national où le héros a la figure du guerrier et l’étranger celle de l’inconnu menaçant, formatant un imaginaire peu ouvert à l’altérité comme à la compréhension du monde d’aujourd’hui.

mercredi 26 août 2026

Echange Rafale contre canadair, histoire de la guerre contre histoire de la Terre

 

L’action des hommes et les moyens mis en œuvre paraissent disproportionnés par rapport à la puissance des incendies de forêt. Une inadaptation qui remet en question une conception principalement militaire de la sécurité, héritée d’une certaine forme de mémoire collective.

samedi 22 août 2026

Patriotisme obligatoire : l’Éducation nationale ouvre ses portes à l’extrême droite

 

L’extrême droite en rêvait, l’Éducation nationale le fait : les cérémonies patriotiques et militaires, jusque-là contenues à l’extérieur de l’école et à la participation volontaire de quelques élèves, sont désormais généralisées, rendues obligatoires à partir de la rentrée 2026.

vendredi 8 mai 2026

Avec l'enseignement de la défense, une militarisation des programmes scolaires

 

Le SNU étant mort et enterré, l’Assemblée nationale vient d’adopter une loi renforçant la militarisation des programmes scolaires dans la logique d’une militarisation du débat public.

dimanche 28 décembre 2025

Un Cours de l'histoire, un cours d'histoire pour faire la guerre

 

Le tournant guerrier et militariste de Macron engage fortement le système éducatif et ses acteurs. Une émission radiophonique bien connue des enseignant.es d’histoire confirme la perméabilité de l’Éducation nationale et d’une partie de ses personnels aux mots d’ordre martiaux.

samedi 27 décembre 2025

Les enfants-soldats de Macron

 

L’école comme support privilégié d’une éducation patriotique et militaire ? Derrière la mise en scène éhontée de Macron passant en revue des enfants grimés en soldats, les annonces sur le service militaire ont des implications directes sur l’école.

jeudi 25 décembre 2025

"Perdre ses enfants" pour l'Ukraine ?

 

 

« Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à perdre ses enfants, parce qu'il faut dire les choses, (...), si on n'est pas prêt à ça, alors on est à risque. » Perdre ses enfants à la guerre ? Avec cette formule, le chef de l’état-major des armées françaises s’inscrit dans la lignée de tous ces chefs de guerre courageux avec la peau des autres.

Lycéens manipulés, brutalisés : l’éducation à la défense comme un symbole

 

Violences et débordements ont émaillé le déroulement d’ateliers de « promotion des métiers de la défense » organisés au lycée professionnel de Fontenay-sous-Bois. Une pantalonnade qui ne résulte pas d’une initiative individuelle mais qui s’inscrit dans le cadre de la très officielle éducation à la défense intégrée au cursus obligatoire de tous les élèves… depuis 1982.

lundi 13 octobre 2025

Fin du SNU : reculer pour mieux sauter ?

 

L’annonce de la suppression du SNU ne doit pas ouvrir la porte aux illusions : ce ne sont ni des motivations pacifistes ni une contestation massive – jamais venue – qui motivent la fin du SNU mais plus prosaïquement son coût prohibitif ainsi que des difficultés organisationnelles récurrentes. L'école n'en a sans doute pas fini avec les fantasmes patriotiques et militaires.

vendredi 8 août 2025

80 ans plus tard, un jeune Français sur 2 n'a pas tiré les leçons d'Hiroshima

Selon une enquête parue en avril 2024, en France, un jeune sur deux (49 %) juge « acceptable » l’utilisation de l’arme atomique. Quels que soient les biais attachés à cette enquête, les convictions manifestées par une majorité de jeunes sur la chose militaire reflètent d’une certaine façon un imaginaire guerrier en partie façonné par l’enseignement de l’histoire.

dimanche 27 juillet 2025

Macron et la JDC : quelle défense pour quelle citoyenneté ?

 

Prétendre rassembler toute une jeunesse derrière des exercices militaires et le sang impur qui abreuve les sillons, est-ce bien raisonnable ? La dernière trouvaille de Macron, aussi peu fondée que le SNU (2018) met à mal les droits élémentaires de la personne… surtout quand la personne a moins de 18 ans.

jeudi 1 mai 2025

Militarisée et patriotique : l'éducation morale et civique rêvée par les députés

 

Afin de promouvoir « l’esprit de défense » chez les jeunes, la commission de la défense de l’Assemblée nationale, dans un rapport corédigé par l’extrême droite, suggère de remplacer l’actuelle éducation morale et civique par une éducation résolument militaire et patriotique.

jeudi 26 septembre 2024

"La souffrance, la discipline, les rites" : l'idéal éducatif de Genetet

 

Peut-on confier sans risques le service public d’éducation à une ministre qui voit dans « la souffrance, la discipline, les rites » un fondement de l’éducation ? Si ses fantasmes se concrétisent en programme, l'école a du souci à se faire.

samedi 25 mai 2024

SNU : une mystique identitaire au programme du lycée

 

Dans le flot d’images relayés sur le SNU par les médias, la plus marquante, parce que la plus diffusée, est celle de ces jeunes en uniforme, réunis au garde-à-vous chaque matin devant le drapeau pour chanter la Marseillaise. De fait, compte tenu de l’affligeante banalité des occupations quotidiennes qui font office de remplissage – quand elles ne tournent pas au ridicule – et comme, d’autre part, il est difficile de prendre au sérieux l’impossible mission dite « d’intérêt général » – une coquille vide – censée prolonger le séjour dit « d’intégration »,  le SNU, c’est d’abord cela : la mise en scène d’une jeunesse militarisée et patriotique, disciplinée, un message adressé à une opinion publique nostalgique du service militaire, fantasmé comme le garant d’un ordre civique perdu.

vendredi 10 mai 2024

8 mai 1945 : une commémoration scolaire hors sujet

 

Qu'un certain type d'éducation puisse conduire à Auschwitz : la question, régulièrement posée depuis 1945, vient percuter les certitudes d’un très contestable devoir de mémoire exigé par une Éducation nationale qui ne semble guère avoir retenu les leçons d’une époque qui confondait éducation et obéissance.

dimanche 14 avril 2024

SNU : la faute de l'Education nationale

 Mise à jour de la note de blog du 04/01/2024

 

Des jeunes en uniforme, au garde-à-vous devant le drapeau aux accents de la Marseillaise : l’extrême-droite en rêvait, Macron le fait. Après 6 ans de mise en place laborieuse d’un dispositif qui n’a jamais rencontré le public visé, 6 ans de battage médiatique, de communication infantilisante autour d’un projet qui tourne à vide en dépit de son coût prohibitif, le SNU – en attendant une généralisation retardée par des considérations budgétaires et logistiques – devient obligatoire : il l’est en tout cas pour les lycéen.nes de Seconde qui, dans quelques semaines, parce qu’ils n’auront pas trouvé de stage de fin d’année, se verront dans l’obligation de subir une période d’encasernement dont on ne connaît aujourd’hui d’équivalent dans aucun pays démocratique. Avec cette singularité qui semble avoir échappé à beaucoup : le transfert institutionnel et budgétaire à l’Éducation nationale d’une forme d’embrigadement, d’endoctrinement qui était autrefois à la charge de l’armée. Avec la mise au pas de la jeunesse autour d'une mystique identitaire, c'est aussi le service public d'éducation qui change de nature.

On sait déjà depuis longtemps, depuis l’annonce de la création du SNU – ce que les rapports de l’INJEP confirment en filigrane – que les objectifs mis en avant, n’ont pas résisté à l’épreuve des faits : mixité sociale, culture de l’engagement, solidarité, insertion sociale et professionnelle, bilan scolaire et sanitaire, autant de justifications laborieuses qui se sont égarées en chemin au fil des séjours dits d’intégration ou des missions d’intérêt général. Sauf, bien sûr, à confondre mixité sociale et uniforme, engagement des jeunes et inscription d’une poignée d’entre eux à un séjour dont la finalité échappe aux premiers concernés. Un engagement qui, en devenant obligatoire sous peine de sanctions, devient en réalité une brimade.

mardi 13 février 2024

2018 - 2024 : six ans pour un SNU qui n'aurait jamais dû passer son premier anniversaire.

 

Le SNU a 6 ans : c’est en effet le 13 février 2018 que Macron annonçait la mise en place d’un impensable dispositif d’encadrement autoritaire des jeunes, « quelque part entre les Chantiers de jeunesse et la caserne de grand-papa, entre une fixation irrationnelle sur la conscription et une méfiance bien réelle pour la jeunesse », écrivais-je dans la première note de blog que je consacrais au sujet.

lundi 15 janvier 2024

Régénération, réarmement civique, autorité : Macron 2024 dans les pas de Hollande 2015.

 

Régénération, réarmement civique, autorité : une rhétorique martiale et guerrière, fortement sous-tendue de considérations identitaires, s’incruste autour de l’École, illustrée par des symboles criards comme l’uniforme et le SNU. « Le réarmement civique – écrit Thierry Ribault, chercheur en sciences sociales – est un sous-produit idéologique de la doctrine de la résilience nationale élaborée par les dirigeants macronistes. C’est une phase préparatoire à un réarmement militaire et à une mobilisation nationale de la jeunesse. » Élaborée par des dirigeants macronistes ? Sans doute mais pas seulement : à bien des égards, le moment actuel apparaît comme l’aboutissement d’une impulsion donnée par la majorité précédente (2012-2017) – dite de gauche – dans la foulée des attentats de 2015. Depuis l’absurde accusation lancée par Valls (janvier 2015) selon laquelle « à l’école, on a laissé passer trop de choses », cette dernière est la cible d’injonctions brutales qui gangrènent la mission civique de l’école dans une perspective dévoyée faisant de l’identité nationale la forme ultime et nécessaire du vivre ensemble.

jeudi 4 janvier 2024

Refuser le SNU : pour les éducateurs, une obligation morale.

 

Des jeunes en uniforme, au garde-à-vous devant le drapeau aux accents de la Marseillaise : l’extrême-droite en rêvait, Macron le fait. Après 6 ans de mise en place laborieuse d’un dispositif qui n’a jamais rencontré le public visé, 6 ans de battage médiatique, de communication infantilisante autour d’un projet qui tourne à vide en dépit de son coût prohibitif, le SNU serait donc généralisé, imposant à l’ensemble de la jeunesse une obligation dont on ne connaît aujourd’hui d’équivalent dans aucun pays démocratique. Avec cette singularité qui semble avoir échappé à beaucoup : le transfert institutionnel et budgétaire à l’Education nationale d’une forme d’embrigadement, d’endoctrinement qui était autrefois à la charge de l’armée. Avec la mise au pas de la jeunesse autour d'une mystique identitaire, c'est aussi le service public d'éducation qui change de nature.

Le venin dans les têtes, le venin dans l'école

  Le RN premier parti de France : ce n’est plus un cauchemar, c’est une réalité. Refuser de poser la question de savoir comment le cauchem...