Affichage des articles dont le libellé est identité nationale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est identité nationale. Afficher tous les articles

samedi 9 mai 2026

8 mai 1945 : du bon usage des commémorations

 

L’extrême droite est-elle légitime à commémorer la défaite du nazisme ou la déportation ? Qu’elle puisse le faire sans scrupules et si ouvertement montre toute l’ambiguïté des pratiques mémorielles officielles dans lesquelles l’Éducation nationale, pour ce qui la concerne, n’a guère de scrupules à embrigader des générations d’élèves au service d’une « mémoire » militarisée et patriotique.

vendredi 8 mai 2026

Samuel Paty au Panthéon ? Une pétition plus qu'ambiguë

 

Un hommage à Samuel Paty ou aux caricatures de Mahomet ? La pétition à la tonalité apologétique réclamant l’entrée de S. Paty au Panthéon n’échappe pas à la question. Depuis l’assassinat de l’enseignant, un récit canonique tient lieu de prêt-à-penser aux motivations équivoques. Se réclamer inconsidérément de l’héritage des Lumières n’éclaire pas le débat.

dimanche 28 décembre 2025

Un Cours de l'histoire, un cours d'histoire pour faire la guerre

 

Le tournant guerrier et militariste de Macron engage fortement le système éducatif et ses acteurs. Une émission radiophonique bien connue des enseignant.es d’histoire confirme la perméabilité de l’Éducation nationale et d’une partie de ses personnels aux mots d’ordre martiaux.

samedi 27 décembre 2025

Les enfants-soldats de Macron

 

L’école comme support privilégié d’une éducation patriotique et militaire ? Derrière la mise en scène éhontée de Macron passant en revue des enfants grimés en soldats, les annonces sur le service militaire ont des implications directes sur l’école.

jeudi 25 décembre 2025

"Perdre ses enfants" pour l'Ukraine ?

 

 

« Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à perdre ses enfants, parce qu'il faut dire les choses, (...), si on n'est pas prêt à ça, alors on est à risque. » Perdre ses enfants à la guerre ? Avec cette formule, le chef de l’état-major des armées françaises s’inscrit dans la lignée de tous ces chefs de guerre courageux avec la peau des autres.

vendredi 21 novembre 2025

L'école publique doit-elle vraiment "faire nation" ? (Le Café pédagogique)

 

Dans sa tribune pour le Café pédagogique (03/11/2025), Djéhanne Gani, rédactrice en chef, partant d’une critique de l’enseignement privé sous contrat et de son financement, lui oppose une école publique idéale qui n’a jamais existé… et dont rien ne laisse à penser qu’elle puisse un jour exister. Une analyse très ambiguë.

lundi 13 octobre 2025

Fin du SNU : reculer pour mieux sauter ?

 

L’annonce de la suppression du SNU ne doit pas ouvrir la porte aux illusions : ce ne sont ni des motivations pacifistes ni une contestation massive – jamais venue – qui motivent la fin du SNU mais plus prosaïquement son coût prohibitif ainsi que des difficultés organisationnelles récurrentes. L'école n'en a sans doute pas fini avec les fantasmes patriotiques et militaires.

vendredi 8 août 2025

80 ans plus tard, un jeune Français sur 2 n'a pas tiré les leçons d'Hiroshima

Selon une enquête parue en avril 2024, en France, un jeune sur deux (49 %) juge « acceptable » l’utilisation de l’arme atomique. Quels que soient les biais attachés à cette enquête, les convictions manifestées par une majorité de jeunes sur la chose militaire reflètent d’une certaine façon un imaginaire guerrier en partie façonné par l’enseignement de l’histoire.

dimanche 27 juillet 2025

Macron et la JDC : quelle défense pour quelle citoyenneté ?

 

Prétendre rassembler toute une jeunesse derrière des exercices militaires et le sang impur qui abreuve les sillons, est-ce bien raisonnable ? La dernière trouvaille de Macron, aussi peu fondée que le SNU (2018) met à mal les droits élémentaires de la personne… surtout quand la personne a moins de 18 ans.

samedi 14 juin 2025

Suzanne Citron, les juifs français, Israël... Gaza

 

« …française d’origine juive, je ne ressens en moi aucune affectivité irrationnelle ni indulgence confinant à la cécité à l’égard d’Israël. J’exige le droit de me réclamer d’une origine juive et de voir en Israël un état parmi les autres… »

jeudi 1 mai 2025

Militarisée et patriotique : l'éducation morale et civique rêvée par les députés

 

Afin de promouvoir « l’esprit de défense » chez les jeunes, la commission de la défense de l’Assemblée nationale, dans un rapport corédigé par l’extrême droite, suggère de remplacer l’actuelle éducation morale et civique par une éducation résolument militaire et patriotique.

vendredi 7 mars 2025

Entre Bétharram et Al Kindi, la république fait son tri

 La complaisance manifestée par l’Éducation nationale et les pouvoirs publics pour Bétharram tranche singulièrement avec la brutalité de rigueur pour les établissements musulmans, faisant voler en éclat les leçons de morale sur les « valeurs de la république » à l’école.

vendredi 31 janvier 2025

Auschwitz : illusions et désillusions des politiques de mémoire

 

Entre mémoire collective et histoire, l’objectif affiché par l’Éducation nationale à l’occasion du 80e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, légitime quand il s’agit de faire connaître une tragédie du passé, est beaucoup plus ambigu lorsqu’il se voit chargé d’une dimension mémorielle collective empêtrée dans ses contradictions.

jeudi 30 janvier 2025

De Charlie à la révolution conservatrice de Blanquer

 

En janvier 2015, l’attentat contre Charlie avait trouvé son coupable : l’école, où, selon la malheureuse formule du Premier ministre de l’époque, « on a laissé passer trop de choses… ». Avec l’injonction à être Charlie, l’école tombait dans un piège d'où, dix ans plus tard, elle ne s’est pas relevée. De Charlie à la révolution conservatrice de Blanquer, il n'y avait que deux ans...

samedi 28 septembre 2024

Histoire et civisme selon Pécresse et Nasrou pour les lycées d'Ile-de-France

 

Un partenariat officiel entre Charlie Hebdo et les lycées d’Ile-de-France : une initiative de Pécresse qui en dit plus sur Pécresse et sur Charlie Hebdo que sur l’antisémitisme supposé des élèves.

jeudi 15 août 2024

La Marseillaise à l'école, héritage révolutionnaire ? Un anachronisme

La Marseillaise revendiquée comme « hymne révolutionnaire » est-elle légitime dans le cursus scolaire des élèves et les programmes officiels de l’Éducation nationale ? Sans rien changer à sa phraséologie d’origine, une Marseillaise « de gauche », populaire, autorise-t-elle à dénoncer comme une « récupération » la ferveur dont elle jouit à droite et à l’extrême-droite ? Cette option, régulièrement avancée chez les militants de gauche et, autant qu’on puisse en juger, dans un milieu enseignant qui a toujours fait preuve d’une solide complaisance pour les prescriptions officielles sur le sujet, met en avant le contexte historique de la composition de la Marseillaise, censé justifier, près de deux siècles et demi plus tard, son apprentissage obligatoire. Ce faisant, l’anachronisme n’est pas loin car chanter la Marseillaise en 2024 – surtout lorsqu’il s’agit d’une prescription administrative – ne peut pas avoir la même signification qu’en 1792.

dimanche 11 août 2024

Aux JO comme à l'école, en finir avec la Marseillaise

 

Avec les JO, drapeaux et hymnes nationaux agités et clamés jusqu’à l’overdose. Comme une évidence, comme s’il n’existait pas d’autres moyens de manifester sa joie collective. Comme si le bonheur d’être ensemble ne pouvait s’exprimer qu’à travers l’image du sang impur qui abreuve les sillons. Comme si toute société, pour faire du commun, n’avait jamais rien imaginé de plus approprié que le recours forcené à une identité nationale dont l’histoire est effectivement celle du sang versé...inutilement.

mercredi 10 juillet 2024

Des enseignants contre l'extrême-droite : bien mais peuvent mieux faire...

 

A la veille des élections, un collectif d’enseignants dénonçant la menace qu’une victoire de l’extrême-droite ferait peser sur l’école : une démarche certes opportune à un moment où cette menace n’a jamais été aussi forte. Mais comme un malaise à la lecture de cet appel.

« Instiller des idées et des débats nauséabonds (…) des candidats (…) englués dans des considérations ethniques et racistes » : si l’extrême-droite n’a effectivement jamais fait mystère de ses objectifs, le contre-argumentaire manque de poids en ne prenant pas ses distances avec une rhétorique qui est précisément celle que l’on prétend dénoncer.

mercredi 3 juillet 2024

Extrême-droite : l’identité nationale comme seul horizon

 

« Une politique de justice sociale », plastronne un leader RN. Justice sociale ?  Il faut arrêter l’escroquerie : dans le programme RN, pas un mot sur la justice sociale et un programme économique qui colle au plus près des desiderata du patronat. Sans doute pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, la prise du pouvoir par l’extrême-droite ne résulte pas d’une crise sociale, économique ou politique mais est l’aboutissement d’une violente campagne idéologique construite autour d’un bouc-émissaire : l’étranger ou celui qui est réputé tel, surtout lorsqu’il est jeune. Les électeurs du RN ne se sont pas prononcés contre le chômage, les inégalités, l’injustice sociale, contre la précarité mais, contre la visibilité des migrants (et du foulard) dans les rues, pour le bouclage des frontières, pour une justice expéditive, pour des pouvoirs illimités à la police. Un projet social ?

jeudi 27 juin 2024

Extrême-droite : l'école comme enfermement

 

C'était attendu : avec un programme économique, social et environnemental inexistant, l’extrême-droite ne trouve vraiment à s’exprimer que sur ses fondamentaux, l’identitaire et le sécuritaire, deux domaines qui trouvent avec l’école leur terrain d’élection.

Le venin dans les têtes, le venin dans l'école

  Le RN premier parti de France : ce n’est plus un cauchemar, c’est une réalité. Refuser de poser la question de savoir comment le cauchem...