lundi 19 octobre 2026

Fouille des élèves : une violence institutionnelle mise en spectacle


Cela ne surprend même plus : la fouille policière des élèves à l’entrée des établissements scolaires est rentrée dans les mœurs. Par sa violence symbolique, cette initiative gouvernementale (printemps 2025), illustration du populisme éducatif, renforce l’image de l’école vue comme lieu d’enfermement.

samedi 17 octobre 2026

L’Education nationale rend hommage à la guerre... à toutes les guerre


Inévitablement, la cérémonie d’hommage aux « morts pour la France » exigée de tous les établissements scolaires pour le 11 novembre est aussi un hommage à la guerre. Par le déploiement d’un apparat militaro-patriotique encore jamais vu en milieu scolaire, elle manifeste la volonté du pouvoir politique, relayée par l’Éducation nationale, de restreindre le champ du débat démocratique.

A l'école, le culte de "la terre et des morts" (Barrès) désormais obligatoire

 

Pour le 11 novembre, la cour de récréation de toutes les écoles de France transformée en espace sacré à la gloire des « morts pour la France », à la gloire de la guerre. Anticipant sur l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir, l’Éducation nationale fait du lavage de cerveau militaro-patriotique une discipline à part entière. Ce n’est plus une dystopie.

jeudi 3 septembre 2026

Histoire à l’école (2/2) : « une histoire des triomphes du pouvoir »

 

En dépit d’une timide évolution, les programmes officiels d’histoire pour l’école primaire applicables à la rentrée 2026 semblent bloqués sur un modèle de récit écrit il y a plus d’un siècle par l’histoire officielle de la Troisième république pour son école. L’obsession des origines plutôt que les enjeux du monde d’aujourd’hui.

Histoire à l'école (1/2) : "les autres n'existent qu'en tant qu'ennemis"

 

Les nouveaux programmes d’histoire des cycles 2 et 3, applicables à la rentrée 2026, s’inscrivent dans une longue tradition scolaire très imprégnée de roman national où le héros a la figure du guerrier et l’étranger celle de l’inconnu menaçant, formatant un imaginaire peu ouvert à l’altérité comme à la compréhension du monde d’aujourd’hui.

mercredi 26 août 2026

Sanctionner un élève à cause de ses parents : avec l'Education nationale, tout est possible

 

Sanctionner un élève pour une faute qu’il n’a pas commise : en 2004, Fillon, ministre de l’Éducation nationale, en autorisant les punitions collectives dans les classes (circulaire du 19/10/2004) ouvrait la voie à un déni d’éducation, un déni de justice. Avec le décret du 28/07/2026, « relatif à la protection de la communauté éducative » (sic), Geffray s’inscrit dans une même pensée, celle d’une administration qui croit pouvoir contourner les principes du droit et de la justice quand bien même ils devraient bénéficier aux élèves. « Lorsque le comportement d'un membre de la famille d'un élève […] fait peser un risque caractérisé sur la sécurité ou la santé d'un membre de la communauté éducative ou compromet gravement le déroulement des activités d'enseignement ou le fonctionnement normal de l'école, le directeur académique des services de l'éducation nationale, saisi par le directeur de l'école, peut, à l'issue d'un dialogue avec les parents de l'élève, demander au maire de procéder à la radiation de cet élève de l'école et à son inscription dans une autre école de la commune […] » Autrement dit, même lorsqu’un élève n’a commis aucune faute, le chef d’établissement peut demander son exclusion.

Echange Rafale contre canadair, histoire de la guerre contre histoire de la Terre

 

L’action des hommes et les moyens mis en œuvre paraissent disproportionnés par rapport à la puissance des incendies de forêt. Une inadaptation qui remet en question une conception principalement militaire de la sécurité, héritée d’une certaine forme de mémoire collective.

Le venin dans les têtes, le venin dans l'école

  Le RN premier parti de France : ce n’est plus un cauchemar, c’est une réalité. Refuser de poser la question de savoir comment le cauchem...