Sanctionner un élève pour une faute qu’il n’a pas commise : en 2004, Fillon, ministre de l’Éducation nationale, en autorisant les punitions collectives dans les classes (circulaire du 19/10/2004) ouvrait la voie à un déni d’éducation, un déni de justice. Avec le décret du 28/07/2026, « relatif à la protection de la communauté éducative » (sic), Geffray s’inscrit dans une même pensée, celle d’une administration qui croit pouvoir contourner les principes du droit et de la justice quand bien même ils devraient bénéficier aux élèves. « Lorsque le comportement d'un membre de la famille d'un élève […] fait peser un risque caractérisé sur la sécurité ou la santé d'un membre de la communauté éducative ou compromet gravement le déroulement des activités d'enseignement ou le fonctionnement normal de l'école, le directeur académique des services de l'éducation nationale, saisi par le directeur de l'école, peut, à l'issue d'un dialogue avec les parents de l'élève, demander au maire de procéder à la radiation de cet élève de l'école et à son inscription dans une autre école de la commune […] » Autrement dit, même lorsqu’un élève n’a commis aucune faute, le chef d’établissement peut demander son exclusion.