« … on en arriverait presque à rêver d’un vrai service public d’éducation sans ministre de l’Éducation nationale. » La conclusion de ma dernière note de blog n’était pas une simple boutade. Le 5 décembre, Attal annonce une transformation brutale du système éducatif (redoublements, examen d’entrée en lycée, sélection précoce des élèves, manuels officiels etc), élaborée sans aucune concertation, dans le secret le plus total, mesures en contradiction avec les enseignements de l’enquête PISA parue le même jour. Mesures saluées par la droite et par l’extrême-droite (en 2017, déjà, Blanquer recevait le satisfecit remarqué de Le Pen), modérément critiquées à gauche et par une partie des syndicats d’enseignants. Comme d'habitude, l'hostilité de la mouvance pédagogique n'intéresse pas les médias.