Avec 5 ans de retard, la question du SNU commencerait-elle à émerger dans le débat public ? A ceux qui feignent de découvrir le sujet, il faut rappeler que c’est en février 2018 que Macron a annoncé le plus officiellement du monde la création d’un service obligatoire et que les expérimentations de 2019, 2021, 2022 – largement et complaisamment relayées par les médias – réservées aux volontaires, n’ont eu que pour objet de préparer sa généralisation. Plus déplaisante que cette amnésie quasi générale, la tentative de récupération d’une éventuelle contestation lycéenne à laquelle semble vouloir se livrer la France dite Insoumise, histoire, sans doute, de faire oublier son projet de mise en place d’un service national obligatoire, avec « formation militaire initiale », d’une durée de 9 mois (le SNU en 9 fois pire…) Un service destiné à rappeler « le lien indissoluble entre l’armée et la nation » (B. Lachaud, devant la Commission de la défense de l’Assemblée nationale, 01/02/2018).
" Notre « crise d’identité », vraie ou supposée est, à bien des égards, une crise de l’imaginaire historique et de la vision de la chose publique. Quelle histoire commune et plurielle permettrait ici et là de lutter contre les fanatismes, les haines ou la simple désaffection ? " Suzanne Citron
lundi 6 mars 2023
jeudi 2 mars 2023
De l’école obligatoire à 3 ans jusqu’au SNU : une logique de contrôle total
Le SNU comme achèvement et dans la logique de l’école obligatoire de 3 à 16 ans ? Difficile d’éviter le rapprochement entre la suppression de la liberté d’instruction et l’instauration d’un encasernement obligatoire (d’ailleurs bien mal dénommé « service ») pour l’ensemble d’une population désormais intégralement scolarisée. Derrière le culte d’un régime politique divinisé, qui n’accepte aucune contestation, le SNU, c’est d’abord un outil de surveillance de toute une classe d’âge jugée dangereuse, qu’il s’agit non pas d’émanciper – ce terme dans la bouche des promoteurs du SNU ferait presque rire si le sujet s’y prêtait – mais de domestiquer.
Je fais remonter sur ce blog une note initialement parue le 03/10/2020.
dimanche 29 janvier 2023
1933 - 2023...
De Berlin, où il est un jeune magistrat stagiaire, Sebastian
Haffner observe avec effroi les événements qui se déroulent en Allemagne au
cours des premiers mois de 1933 : avec une rapidité sidérante, la mise en
place d’un régime de terreur qui ne ressemble à nul autre. Une terreur qui vise
les opposants réels ou potentiels (à ce moment, Hitler, quoique chancelier depuis le 30 janvier, n’est
pas majoritaire en Allemagne) mais surtout un groupe humain. Si l’antisémitisme
n’est pas une invention allemande, le nazisme a su lui donner une dimension
proprement systémique, institutionnelle et juridique ce dont Haffner a parfaitement
conscience. Haffner n'est pas historien – juste un témoin lucide et intuitif ; il quittera
l’Allemagne en 1938 – mais le nazisme ne porte-t-il pas une dimension qui échappe,
par certains côtés, aux canons de l’analyse historique ? Ce qu’a déjà remarqué Alice Miller lorsqu’elle met en relation le sort des juifs avec l’éducation
reçue par leurs bourreaux.
samedi 14 janvier 2023
Egalité et uniforme scolaire : attention, arnaque !
mercredi 4 janvier 2023
Refuser le SNU : pour les éducateurs, une obligation morale
mardi 13 décembre 2022
La droite et l'uniforme : une école mise au pas
dimanche 4 décembre 2022
Le SNU matière obligatoire à l'école ?
Le venin dans les têtes, le venin dans l'école
Le RN premier parti de France : ce n’est plus un cauchemar, c’est une réalité. Refuser de poser la question de savoir comment le cauchem...
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Avec ce petit livre (155 pages), écrit avec la clarté et la concision propres à un auteur qui connaît son sujet, Matthieu Calame, qui do...
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Curieuse par sa genèse – terminée en 1978 mais refusée par plusieurs éditeurs – cette publication posthume de Suzanne Citron (2024) inté...
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Depuis septembre, trois propositions de loi à l’Assemblée nationale (en attendant la quatrième annoncée pour très prochainement), dix propos...