Dans quelques jours, un sixième ministre de l’Éducation
nationale depuis deux ans... Certes, le principe de continuité du service
public continuera à s’appliquer par l’intermédiaire d’une administration
immuable, au moins à un certain niveau, et le quotidien des établissements, au
moins à brève échéance, ne devrait pas se trouver bouleversé par la
pantalonnade en cours à l’Assemblée nationale. Néanmoins, cette situation
ubuesque remet en question la capacité du nouveau ministre à tenir sa place, sa
légitimité également et, inévitablement, interroge sur la nature du service
public d’éducation et sa relation avec le pouvoir politique.